Commission du Développement Social

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Les Nations Unies tiennent chaque année une session de la Commission du Développement Social. Le Sommet Mondial sur le Développement Social tenu en 1995 à Copenhague, a permis aux instances internationales et aux nombreux gouvernants du monde, de poser d’une part, les bases du Développement Social entendu comme développement centré autour de l’amélioration des conditions d’existence de l’être humain avec sa propre participation,  et de trouver d’autre part, des solutions sur les phénomènes tels que la pauvreté, le chômage, le travail décent et l’intégration sociale. Présent à ces assises, le Président Paul BIYA a déclaré que «le Développement Social est et demeure la finalité de toute croissance économique véritable, c’est une question d‘équité et une exigence de solidarité nationale, une priorité et une nécessité ».
Pendant ces assises, les bases d’une charte sociale mondiale portant sur l’adoption de dix (10) engagements pour la création d’un monde meilleur ont été mises sur pied. Les défis en  découlant devaient se traduire par la recherche et l’atteinte des résultats suivants:

  • bien-être des enfants, des hommes et des femmes ;
  • intégration du processus de démocratisation ;
  • lutte contre la pauvreté ;
  • intégration sociale ;
  • droits égaux pour les deux (02) sexes ;
  • lutte contre le chômage, ainsi que l’interdiction du travail des enfants ;
  • instruction gratuite, obligatoire et de qualité pour tous ;
  • augmentation de l’aide économique et sociale aux pays en voie de développement.

La Commission du Développement Social des Nations Unies, un des organes subsidiaires du Conseil Economique et Social, est principalement en charge du suivi des engagements du Sommet Mondial de Copenhague. Cette Commission tient une session d’examen et une session de directives, en alternance  tous les ans au mois de février.  Les Etats et les organisations de la société civile y prennent part. Les questions prioritaires concernent les problèmes sociaux graves qui touchent tous les pays membres.
Quarante-six (46) Etats ont qualité de membres statutaires pour un mandat de quatre (04) ans, alors que les autres Etats sont observateurs. Le Cameroun est membre statutaire de cette instance jusqu’en 2015. Il avait déjà siégé au sein de ladite Commission pour la période 1996 à 2000. Il y est toujours représenté, soit par une délégation d’experts nationaux, conduite par le Ministre des Affaires Sociales, soit par les hauts fonctionnaires de la Mission Permanente du Cameroun auprès des Nations Unies.
En  l’an 2000, la 24ème Session Extraordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies, à laquelle a participé le Chef de l’Etat, a abouti à la Déclaration du Millénaire. Cette déclaration se déclinait en 08 Objectifs pour le Développement, définissant ainsi les besoins humains et les droits fondamentaux dont chacun devrait pouvoir jouir.
Aussi, depuis 2004, les réflexions menées lors des sessions de la Commission du Développement Social des Nations Unies ont porté sur les thèmes suivants :

Session

Date

Thème

1

41ème

Février 2004

Coopération nationale et internationale au service du Développement Social

2

42ème

Février 2005

Amélioration de l’Efficacité du Secteur Public

3

44ème

Février 2006

Examen de la 1ère décennie des Nations Unies pour l’élimination de la pauvreté

4

45ème

Février 2007

Examen de la poursuite de l’application des textes issus du Sommet Mondial pour le Développement Social et de la 2ème session extraordinaire de l’Assemblée Générale de l’ONU

5

46ème

Février 2008

Promotion du Plein Emploi et un Travail décent pour tous

6

47ème

Février 2009

L’intégration sociale

7

48ème

Février 2010

L’intégration sociale

8

49ème

Février 2011

Elimination de la pauvreté

9

50ème

Février 2012

Elimination de la pauvreté

10

51ème

Février 2013

Elimination de la pauvreté

Les débats sur les trois derniers thèmes ont visé à promouvoir l’instauration d’une société à visage humain, fondée sur l’équité et la justice sociale, et favorable à l’inclusion sociale des couches vulnérables.
En effet, placer la personne humaine sans exclusive au cœur de tout dispositif de développement, constitue un impératif universel que le Cameroun, sous la très Haute Impulsion du Chef l’Etat, Son Excellence Monsieur Paul BIYA, s’est fixé comme ultime finalité de sa croissance économique. La « Vision du Développement du Cameroun à l’horizon 2035 » qui ambitionne de faire du Cameroun, un pays émergent démocratique et uni dans sa diversité» et le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE) qui prévoit pour la période de référence (2010-2020), une croissance à visage humain, donnent une illustration parfaite de cet engagement.
Les résultats liés aux efforts d’intégration sociale et d’élimination de la pauvreté, adossés sur le plein Emploi et un Travail Décent pour Tous, sont  perceptibles et induisent une amélioration substantielle des principaux indicateurs économiques et sociaux. Ces résultats portent entre autres sur :

    • le recrutement en février 2011 de 25 000 jeunes diplômés camerounais dans la Fonction Publique. Cette  opération a permis de sortir des milliers de jeunes camerounais de l’économie informelle et du chômage.
    • la modernisation du secteur agricole, employeur de 60% de la population et, principal moteur de la croissance au regard des avantages comparatifs et des potentialités dont regorge le Cameroun ;
    • la réalisation des réformes pour la modernisation des infrastructures socio-économiques et la vulgarisation de l’approche HIMO (Haute Intensité de Main d’œuvre), sources de croissance et d’emploi.
    • l’accroissement des infrastructures de santé et la distribution gratuite de plus de huit millions (8.000.000) de moustiquaires imprégnées pour la lutte contre le paludisme ;
    • la gratuité de l’enseignement primaire public ;
    • la création des incubateurs d’entreprises (outils de professionnalisation et d’employabilité des étudiants) ;
    • l’octroi des bourses de formation professionnelle et d’apprentissage aux personnes handicapées vulnérables dont 48,40% aux hommes et 51,60% aux femmes ;
    • la poursuite du dialogue social et le renforcement du dispositif de sécurité sociale ;
    • la création récente de la Mission de Régulation des Approvisionnements des Produits de Grande Consommation ( MIRAP) chargée de lutter contre la cherté de la vie au Cameroun;
    • le renforcement des capacités d’auto-prise en charge des personnes socialement vulnérables par l’approche des «3A : Assistance, Accompagnement et  Autonomisation» dans le cadre du Social Rentable.*-/-

    Documentation:

    Site web des nations unies: www.un.org

    Edition 2013:   La déclaration de Mme le Ministre à la 51ème Session de la Commission de Développement social des nations Unies. Télécharger

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